Le disjoncteur de protection électrique

L’un des composants les plus critiques du système électrique d’un bâtiment domestique, tertiaire ou industriel, est le panneau électrique avec ses disjoncteurs ou ses fusibles. Que ce soit les uns ou les autres, tous sont conçus pour effectuer le même travail, bien qu’il existe des différences majeures dans leur fonctionnement. De nos jours, l’option choisie pour la construction de maisons neuves est le disjoncteur. Ceci est également valable pour toute rénovation du système électrique.

L’objectif principal d’un disjoncteur est de :

  • Protéger le système contre les dommages dans l’équipement connecté en série
  • Minimiser la zone de dommages
  • Minimiser durée minimale de la perte de puissance

Il est vrai que vu simplement du côté consommateur, le disjoncteur est préférable au fusible, surtout pour les bricoleurs. Par conséquent, il suffit de mettre sur OFF le disjoncteur de la partie électrique sur laquelle le travail va être effectué pour couper le courant. Si le bricoleur venait également à faire une erreur dans le branchement des fils (toutes les maisons ne sont pas équipées d’un fil rouge, bleu et jaune/vert !), il n’y a pas de risque de faire griller un fusible (que vous n’avez évidemment pas en rechange chez vous…). Pour le disjoncteur, à moins de faire une très grosse erreur, il est peu probable qu’il saute, ce qui est un avantage.

Evolution des technologies oblige, le disjoncteur devient de plus en plus intelligent. Il devient la clé pour des installations plus fiables, productives et efficaces. Par ailleurs, les nombreux avantages que cette nouvelle tendance offre aux équipes de maintenance et de gestion des installations sont également abordées dans ces lignes.

Que fait un disjoncteur ?

Un disjoncteur se conçoit comme une protection : ce dispositif est conçu pour rompre physiquement une connexion électrique s’il y a trop de puissance circulant à travers lui. Il fonctionne généralement à l’aide d’un électroaimant. Lorsque l’électricité dépasse un niveau spécifié par le fabriquant, la puissance de l’électroaimant devient si grande qu’il tire un levier ou plie une bande de métal pour rompre la connexion.

En comparaison des fusibles, le disjoncteur ne brise que temporairement la circulation du courant. Le commutateur peut être facilement réinitialisé. Nul besoin de le remplacer pour rétablir la puissance. Si l’occupant du lieu branche trop d’appareils électriques sur une prise par exemple, et que le disjoncteur saute, il est à la portée de tout le monde de le réinitialiser manuellement en le remettant sur ON.

Un disjoncteur est donc un dispositif de commutation qui peut être actionné manuellement ou automatiquement, pour le contrôle et la protection du circuit d’alimentation électrique.

Installation du disjoncteur sur un tableau électrique

Comment fonctionne un disjoncteur ?

Lorsqu’un défaut se produit dans le système, seul le disjoncteur placé immédiatement en amont du défaut se déclenche.

Il protège donc contre :

  • les surcharges
    Il est établi des seuils de déclenchement successifs à des niveaux étagés, depuis les relais en aval (réglages inférieurs) vers la source (réglages plus élevés).
  • Protection contre les courants de court-circuit de bas niveau
    Le fonctionnement est basé sur des temps de propagation étagés. Cette méthode est mise en œuvre en ajustant les unités de déclenchement de façon temporisée, de sorte que les disjoncteurs en aval aient des temps de fonctionnement les plus courts, avec des retards progressivement plus longs vers la source.

Le principe des niveaux étagés

Il s’agit de réglages des éléments de déclenchement magnétique instantané. La mesure du niveau de courant est faite par les disjoncteurs :

  • Le disjoncteur en aval n’est pas un dispositif limiteur de courant
    Les 2 disjoncteurs se déclenchent généralement simultanément.
  • Le disjoncteur en aval est un dispositif limiteur de courant
    L’amélioration du déclenchement peut être obtenue en utilisant un limiteur de courant pour le disjoncteur B. Pour un court-circuit en aval de B, le niveau limité du courant fait fonctionner le déclencheur magnétique (convenablement réglé) de B, mais est insuffisante pour déclencher le disjoncteur A.

Le principe du fonctionnement temporisé

Cette technique nécessite :

  • L’introduction de retards dans les mécanismes de déclenchement des disjoncteurs
  • Des disjoncteurs avec des capacités de tenue thermique et mécanique adéquates aux niveaux de courants élevés et aux temporisations considérées.

Les solutions courantes offrent un niveau de protection jusqu’à 50 kA. Pour une performance plus haute, il existe des disjoncteurs à air comprimé (le gaz contenu dans les disjoncteurs à air comprimé est maintenu sous haute pression – 20 à 35 bars) et des disjoncteurs à boîtier moulé. En effet ces derniers diffèrent des disjoncteurs modulaires, en ce sens qu’ils ont un calibre supérieur à 125 A et sont fixés sur des platines réglables. Leur petit nom est D.U.G. (Disjoncteur d’Usage Général). Les disjoncteurs modulaires sont de calibre inférieur à 125 A, et sont destinés aux installations sur du rail oméga dans des tableaux modulaires (domestique et industriel).

Disjoncteurs et systèmes de distribution d’énergie

Il est prévu que l’industrialisation et l’urbanisation mondiales actuelles entraînent une augmentation de 50 % de la consommation d’énergie d’ici 2050. Ainsi, avec 42 % de l’énergie mondiale utilisée dans les bâtiments et plus de 30 % de cette énergie gaspillée en raison d’inefficacités, de grandes évolutions sont encore possibles dans la conception des disjoncteurs. Le défi est d’augmenter la continuité de l’alimentation, c’est crucial :

  • Chaque minute où un centre de données est en panne peut entraîner d’énormes pertes financières
  • Toute perturbation de l’alimentation dans un hôpital peut mettre des vies en danger

Les systèmes de distribution d’énergie sont au centre de ces défis et de ces opportunités. Ils  fournissent de l’électricité dans des environnements difficiles pouvant inclure des températures extrêmes, de la saleté, des produits chimiques et des vibrations. La numérisation et l’IoT (l’Internet des objets) relieront 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020 (c’est déjà demain !). Ces progrès aident les systèmes à relever tous les défis, avec notamment des composants comme les disjoncteurs devenant plus intelligents et plus connectés.

Stimuler l’efficacité opérationnelle et la continuité

Comme les dépenses d’exploitation représentent environ 75 % des coûts du cycle de vie d’un bâtiment, les gestionnaires de la maintenance doivent aussi fournir un service de haute qualité tout en étant rentables. Des études montrent qu’une économie de coûts de 18 % est possible en utilisant une approche de maintenance préventive par opposition à une maintenance réactive. Les nouveaux disjoncteurs soutiennent ces efforts de plusieurs façons :

  • Accélérer la restauration de panne
    Une application pour Smartphone se connecte au disjoncteur. Ainsi, elle guide le technicien à travers une série d’étapes pour identifier rapidement le problème. Ensuite, il suffit de refermer le disjoncteur en toute sécurité, sans aucune erreur.
  • Simplifier les contrôles périodiques
    Les disjoncteurs fournissent des rappels d’entretien programmés à un Smartphone. Ils permettent aux notes d’être enregistrées et partagées avec le reste de l’équipe de service.
  • Garder le système d’alimentation 100% sécurisé
    Un disjoncteur intelligent envoie des alertes au personnel via un Smartphone. De ce fait,  le technicien peut diagnostiquer le problème immédiatement et le corriger rapidement grâce à l’accès à distance aux paramètres et aux données.
  • Planification de maintenance prédictive
    Le logiciel d’analyse télécharge le rapport de diagnostic du disjoncteur (par exemple le nombre d’opérations, l’usure du contact), ainsi que d’autres mesures environnementales. Il utilise ensuite ces données pour calculer le vieillissement du disjoncteur. Cela aide les équipes de service à prévoir les besoins de maintenance et à anticiper les risques de fiabilité. La maintenance conditionnelle peut également réduire la fréquence des inspections, ce qui permet d’économiser du temps et de l’argent.

Découvrir l’inefficacité énergétique

Pour se conformer aux nouvelles normes et réglementations d’efficacité, telle que la norme ISO 50001 sur le management de l’énergie, il faut aller au-delà des mises à niveau de l’équipement. Cela nécessite un suivi et une analyse continus de la consommation à l’échelle de l’établissement, de la répartition des coûts et de la validation de la facturation de l’énergie. Pour ce faire, la norme CEI 60364-8-1 recommande une mesure précise de classe 1 sur les alimentations entrantes. Elle suggère également au moins une mesure de classe 2 sur un tableau basse tension en aval. La toute dernière génération de disjoncteurs à air BT permet donc de répondre à cette exigence:

  • Accès rentable aux données énergétiques
    Le comptage d’énergie intégré de classe 1 dans les disjoncteurs BT situés à l’entrée de service et sur les départs principaux évite les coûts d’installation de compteurs d’énergie supplémentaires.
  • Transfert de données rapide
    Les données sur l’énergie doivent être collectées efficacement pour être analysées. Les disjoncteurs intelligents offrent désormais une connexion directe aux réseaux Ethernet. Par conséquent, ils  assurent le transfert de données rapide nécessaire aux équipes de service. Cela permet d’accéder à la grande quantité d’informations sur l’alimentation, l’énergie et l’état de l’équipement actuellement disponibles.
  • Soutenu par l’analytique
    Les disjoncteurs intelligents partagent les données avec les applications analytiques les plus récentes. Ils aident les gestionnaires des installations et de l’énergie à visualiser les performances énergétiques d’une ou plusieurs installations. Ils permettent également de comparer les bâtiments les uns aux autres afin de révéler les opportunités, etc.

Une nouvelle norme en matière de protection avancée

En conclusion, les disjoncteurs avec de nouveaux niveaux d’intelligence et de connectivité sont en train d’émerger. La gamme Masterpact MTZ de Schneider Electric peut être utilisée dans des environnements encore plus difficiles. Elle résiste aussi à des niveaux de chocs et de vibrations plus élevés et offre de nombreuses nouvelles fonctionnalités dans le même encombrement.

Le disjoncteur informe les équipes de maintenance des conditions d’alarme. Dans le même temps, son interface intuitive IHM 5 couleurs fournit une indication claire de tous les problèmes. Une nouvelle application mobile permet la récupération des données via Bluetooth. Ainsi,  même si l’alimentation est coupée, elle guide les techniciens à travers le diagnostic des pannes et la restauration des pannes de courant.

Le disjoncteur Masterpact MTZ offre un comptage d’énergie embarqué précis à 1 %, avec une certification tierce aux dernières normes. Par ailleurs, la connectivité Ethernet permet une intégration transparente et une compatibilité avec l’architecture EcoStruxure Power (offre une alimentation électrique compatible IdO sûre, fiable et efficace permettant une meilleure connectivité, une exploitation en temps réel) et la suite Schneider Electric de solutions de gestion des installations et de l’énergie. Le disjoncteur est également prêt pour l’avenir : il est possible d’adapter ses fonctionnalités à l’évolution des besoins, grâce à des modules numériques téléchargeables.

Comment enlever et installer un disjoncteur ?

tableau électrique et disjoncteursIl arrive parfois que les disjoncteurs composant votre tableau électrique s’affaiblissent ou ne fonctionnent plus. L’origine du problème peut être un court-circuit qui, à plusieurs reprises, l’a déclenché. Un circuit surchargé peut également être dans ce scénario. A ce titre, certaines personnes utilisent trop souvent les disjoncteurs comme des interrupteurs : c’est une mauvaise pratique à éviter à tout prix. Allumer et éteindre un disjoncteur doit surtout servir à la maintenance des circuits qui lui sont reliés, sinon, l’usure des équipements mécaniques est accélérée, et ils vont finir par lâcher avec le temps.

A d’autres moments, il se peut que des pointes de tension et des foudroiements abîment le disjoncteur. Lors de fuites ou d’inondations, l’eau endommage également le circuit électrique. Quelle que soit la raison, remplacer le disjoncteur règle généralement le problème. Ils sont relativement bon marché et plutôt faciles à remplacer.

 Un guide pour faciliter l’installation ou le remplacement du disjoncteur

Pour vous aider à comprendre et vous guider tout au long de la procédure d’installation ou de remplacement, les gestes à suivre sont compilés ci-dessous en 6 étapes. Chaque étape doit être scrupuleusement suivie. Bien entendu, procédez avec prudence ! Si vous n’êtes pas sûr d’y arriver seul, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel plutôt que de prendre le risque de vous blesser.

 Niveau de difficulté : facile

Temps requis : environ 15 MINUTES

Matériel requis :

  • Tournevis avec différents embouts, dont 1 Tournevis plat
  • Testeur électrique
  • Lunettes de protection
  • Disjoncteur

Les 6 étapes pour installer ou remplacer un disjoncteur

Etape N°1

Si vous craignez de travailler sur le tableau électrique, coupez le disjoncteur principal.

Avant de vraiment entrer dans la réalisation de ce projet, vérifiez la marque, le type et la taille du disjoncteur que vous devez installer. Il en existe de diverses tailles et formes. Il n’est pas conseillé de remplacer votre disjoncteur actuel par un second d’une marque différente, il peut y avoir des différences :

  • Au niveau de la tension
  • Dans la façon de le connecter à son support
  • Dans la profondeur à laquelle monter l’appareil à la barre de distribution

Etape N°2

Dévisser les vis qui retiennent le panneau. On conseille de laisser les 2 vis du milieu jusqu’au dernier moment. Dévisser ensuite doucement les 2 dernières vis tout en retenant le panneau pour l’empêcher de tomber.

Etape N°3

Maintenant que le couvercle est enlevé, localiser le disjoncteur à remplacer. Éteignez-le, enlevez le fil qui lui est relié, puis pliez-le avec soin pour l’enlever du panneau interne. Cela fait, tirez prudemment le disjoncteur de l’intérieur du panneau vers l’extérieur. Il est alors complètement tiré vers vous. Faites attention de ne pas toucher la barre de distribution.

 Etape N°4

Prendre ensuite le nouveau disjoncteur et l’installer en suivant la procédure inverse utilisée pour enlever l’ancien. D’abord, il faut le raccorder au porte-fusible arrière, puis pousser doucement pour le bien en place. Dans certains cas, cela peut demander un peu plus de force. Assurez-vous qu’il soit aligné avec la barre de distribution lors de l’installation.

 Etape N°5

Reconnecter le fil enlevé auparavant, puis le serrer solidement. Replacer le couvercle du panneau et les vis avant de remettre le courant. Ensuite, remettez en route le ou les disjoncteur(s) coupé(s).

Etape N°6

Vérifier que le circuit électrique fonctionne.

Enlever et installer un disjoncteur n’est pas difficile à faire, si vous suivez ces quelques étapes simples.

Consignes de sécurité

ATTENTION : il est important de toujours vous tenir sur le côté du panneau lors de la mise en route d’un disjoncteur. Eloignez votre visage du panneau jusqu’à ce que le courant soit revenu, et cela dans le but de le protéger, notamment vos yeux, dans le cas où le panneau exploserait.

Il est utile de rappeler une consigne de sécurité importante : porter toujours des lunettes de protection lorsque vous travaillez avec des composants et des appareils électriques.

 Les disjoncteurs électriques et la norme des installations électriques NF C15-100

Afin de garantir votre sécurité et vos biens, l’installation des disjoncteurs électriques doit répondre à des standards, notamment la norme NF C15-100. Que vous soyez un bricoleur débutant ou confirmé, nos conseils vous apportent des éclaircissements sur le sujet. Ils informent également les techniciens de métier sur les changements apportés par l’amendement 5 de la norme citée.

Pourquoi le disjoncteur est-il important dans votre installation électrique?

Maschinenbau / Engineering

Si vous êtes un apprenti bricoleur et que vous projetiez de faire une installation électrique pour la première fois, ces informations vous sont utiles. Le disjoncteur est un élément incontournable dans votre système électrique. Si vous avez un problème de surchauffe, cet appareil vous protège des accidents. En effet, il coupe automatiquement l’alimentation en électricité de votre maison. Lorsqu’il disjoncte en cas de court-circuit, il suffit de le réarmer pour le faire fonctionner à nouveau. Vous pouvez installer vous-même votre disjoncteur, à condition d’appliquer rigoureusement les consignes de sécurité.

L’utilisation d’un disjoncteur présente des dangers potentiels dans la mesure où il ne protège qu’un seul circuit en cas de surcharge. Ce qui n’est pas le cas du disjoncteur de tête (différentiel) qui peut assurer le contrôle de plusieurs circuits. En cas de surintensité, seul ce dernier peut vous garantir une protection efficace contre les accidents. Par ailleurs, si vous possédez un coupe-circuit, il coupe le courant en cas de surcharge. Toutefois, la nouvelle réglementation interdit l’utilisation des coupe-circuits. Les disjoncteurs doivent donc remplacer les coupe-circuits.

L’observation de la norme des installations NF C 15-100 est-elle obligatoire?

Vous êtes un bricoleur confirmé mais vos connaissances en matière de standard sur l’installation électrique sont-elles limitées? Sachez que la norme française NF C15-100 concerne la protection de votre famille et de vos biens. Son application est obligatoire car elle a une force de loi et sert de cadre de référence pour les installations électriques en basse tension. Elle touche les bâtiments neufs ou les habitations existantes, en rénovation ou en extension.

Selon ce standard, l’installation des disjoncteurs électriques doit suivre des règles strictes. Le choix de leur intensité augmente proportionnellement avec la section du fil. Un disjoncteur de 16A convient pour un conducteur de 2.5mm2 (avec un nombre de prises maximum à respecter). Celui de 20A s’adapte à une section de 2.5mm2 et celui de 32A pour un fil de 6mm2. A titre d’information, le choix du disjoncteur de tête (protection générale) s’effectue en fonction de votre abonnement électrique. Le dispositif général coupe systématiquement le courant s’il détecte une puissance plus grande à celle souscrite.

Quels sont les changements apportés par l’amendement du 27 Novembre 2015 ?

tableau-electrique

Les règles normatives évoluent pour répondre aux besoins des utilisateurs et de leur sécurité. L’amendement 5 de la norme des installations NF C15-100 a pour objectif de mieux concilier les critères de sécurité d’une part, et le confort d’utilisation d’autre part. Les modifications touchent la protection des salles de bain comportant une douche ou une baignoire avec les nécessaires électriques. Concernant le nombre de prises, la nouvelle réglementation impose un disjoncteur de 16A  maxi et une section de fil de 1.5 mm2 qui convient pour 8 prises au maximum (excepté pour les pièces d’eau). Par ailleurs, elle impose un disjoncteur de 20A maxi et une section de 2.5mm2 pour un nombres maximum de 12 prises.

 

> Télécharger le guide Legrand à propose de la norme NF C 15-100

En matière d’éclairage, un seul disjoncteur convient pour un nombre maximal de 8 points lumineux. Pour le circuit chauffage, l’intensité du disjoncteur électrique varie en fonction de la puissance du courant. Un disjoncteur de 16A convient pour une puissance de 3 500 W et une section de 2.5 mm2. Un appareil avec une intensité de 32A est nécessaire pour un courant de 7250 W traversant un fil de 6mm2 (exemple : plaque de cuisson électrique, induction). Selon la réglementation, le passage d’un courant électrique de 4 500 W dans une section de 2.5 mm2 exige l’installation d’un disjoncteur de 20 A. Ces dispositions s’appliquent si la déclaration de construction, la demande de permis de construire ou la signature du marché est datée après le 27 novembre 2015.

En conclusion: les dispositions sur la norme NF C15-100 s’appliquent aux différents types de disjoncteurs et protections modulaires : électroniques, magnétiques, différentiels, magnétothermiques,…Que vous soyez particulier ou professionnel, l’observation des normes en vigueur constitue un gage de sécurité du bien immobilier ainsi que de ses occupants.

Disjoncteurs et contrefaçon

Le crime organisé produit de nos jours des disjoncteurs modulaires contrefaits, ce qui pose un plus gros problème pour la santé public que des sacs à mains, des lunettes de soleil (quoi que…) ou des montres. Les produits contrefaits (disjoncteurs, tableaux électriques, …) sont connus pour être de mauvaise qualité. En effet, les faussaires ont pour but de faire des bénéfices importants aussi vite que possible, tout en utilisant des matériaux de mauvaise qualité et bon marché. Nous ne rappèlerons jamais assez l’importance pour votre sécurité et celle de votre famille, d’acheter du matériel électrique chez un fournisseur sûr de sa marchandise. Malheureusement, la contrefaçon sévit aussi dans l’univers du matériel électrique.

La contrefaçon des disjoncteurs et de matériel électrique est un danger

disjoncteur : les risques de la contrefaçon Les disjoncteurs modulaires fonctionnent comme des dispositifs de sécurité, et sont utilisés dans les tableaux de distribution des maisons. Lorsque l’alimentation en électricité est trop importante, le disjoncteur modulaire est censé déconnecter l’électricité. Le problème avec la contrefaçon est qu’il peut faillir lors de cette étape, ce qui met la vie des usagers en danger. Les imitations échouent même aux tests les plus indulgents prescrits par les normes obligatoires.

Ces produits contrefaits peuvent même prendre feu dans des conditions de charge normales. Ces faux produits sont fabriqués sans même respecter les mesures de contrôle de qualité les plus basiques. Des incendies résidentiels, des chocs électriques mortels et même des explosions mettent la vie des occupants en danger.

Comment reconnaître une contrefaçon ?

Au vu des conséquences terribles qui peuvent résulter de l’utilisation de ces disjoncteurs contrefaits, il semblerait logique de tout simplement ne pas les acheter. Mais le problème pour la plupart des électriciens et entrepreneurs réside en ce que ces disjoncteurs modulaires contrefaits sont presque identiques aux appareils authentiques.

Certains produit sont si bien imités que même les marquages censés garantir à l’utilisateur final une bonne qualité, ne peuvent plus être fiables à 100%.

Il existe pourtant des signes distinctifs :

Le tampon dateur

Le tampon dateur s’applique à la machine sur les appareils d’imitation. A contrario, il s’applique à la main par un inspecteur de qualité pour les appareils authentiques.

Un trou de moins ou 2 de plus…

Beaucoup de contrefaçons ont aussi un terminal avec un trou de positionnement et un terminal sans. Sur les appareils authentiques, les deux terminaux possèdent un trou de positionnement. Certaines marques n’en ont pas toutefois, alors que les contrefaçons en ont systématiquement pour celles-ci…

Les disjoncteurs modulaires contrefaits proviennent en grande majorité d’Afrique du Sud. Ils portent de manière illégale le nom de la marque, les marquages d’homologation SABS, VDE ou CE. Cela qui les rend pratiquement impossibles à distinguer du produit authentique. Mis à part ces 2 signes révélateurs, il est difficile de les reconnaître.

Un identificateur impossible à reproduire

Tampon d'un disjoncteur LegrandPour que les usagers finaux puissent différencier un produit contrefait d’un authentique, la solution se trouve sur le produit lui-même : un identificateur que les faussaires ne pourraient pas reproduire.

L’identifiant communément utilisé sur les produits est un code standard 2D. C’est la norme pour la sérialisation des produits.

Quelques exemples des informations qu’il est possible de trouver dans le code standard 2D :

  • La date de fabrication
  • Les références du produit
  • Pour l’usager, le moyen de trouver des informations sur le produit ou la compagnie sur Internet.

Il existe un code 2D sécurisé pour soutenir les fabricants dans leur lutte contre la contrefaçon. Cela fonctionne quand les codes standard 2D peuvent être copiés et imités par les faussaires.

La seconde couche de données encodées dans le code-barres 2D est cryptée dans le format propriétaire. Les scanners la détectent, et de fait, la sécurité augmente. Il est possible d’utiliser son Smartphone, ou des applications de lecteur de code-barres. Cela permet de scanner et lire le code, mais pas le message crypté. Seul un personnel autorisé, un fabricant légitime de disjoncteurs modulaires, a accès aux informations cryptées du code. Les fabricants de disjoncteurs modulaires contrefaits ne peuvent reproduire le code même en le scannant.

Comment les détecter ?

L’information cachée peut aussi inclure des codes aléatoires, générés par un algorithme, pour un séquençage et une sérialisation inconnue. L’usager a seulement besoin d’une application pour lire le code QR sur son Smartphone. L’application indique si le produit est original ou contrefait sans en révéler le code caché.

Donner aux utilisateurs finaux le pouvoir de différencier les produits authentiques des contrefaits ne suffit peut-être pas à stopper la fabrication de disjoncteurs modulaires contrefaits. Tous les usagers finaux ne se sentent pas concernés par l’authenticité d’un produit. Ceci est particulièrement vrai lorsque la contrefaçon est vendue à un prix plus que réduit. En revanche, s’il veut lutter contre la contrefaçon, il suffit de scanner avec l’application. Le système signale l’objet comme potentiellement contrefait si le code n’a pas été généré par le logiciel.

> Où acheter en toute sécurité ?

A propos de l'auteur

Disjoncteurs.fr est le blog qui vous éclaire sur les techniques et les produits liées au matériel électrique. Nous vous accompagnons dans vos projets d'installation électrique, de rénovation et de décoration de votre habitat en vous donnant les informations qui vous permettent de concrétiser vos envies.

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3 Réponses

  1. Cathary

    Bonjour, je pense que le texte réglementaire est erroné dans votre fiche conseil.

     » Le disjoncteur protège votre installation électrique.
    la nouvelle réglementation impose, au minimum, un disjoncteur de 16A et une section de fil de 2.5 mm2 qui convient pour 8 prises au maximum (excepté pour les pièces d’eau)  »

    Voir >> https://professionnels.promotelec.com/fiche-dossier/norme-nf-c-15-100-a-evolue-saviez/
    ou >> https://particuliers.promotelec.com/wp-content/uploads/sites/2/2016/07/Promotelec_Brochure-NFC_15-100-V2.pdf?_ga=2.102740930.277887704.1516876950-1847502734.1516876950

     » Quantitatif de socles de prise de courant par circuit.
    Nouvelle limitation du nombre maximal de socles de prise de courant par circuit :
    • 8 lorsque la section des conducteurs du circuit est de 1,5 mm² en cuivre ;
    • 12 lorsque la section des conducteurs du circuit est de 2,5 mm² en cuivre.
    Désormais, le décompte par circuit des socles de prise de courant se fait selon la règle du « 1 pour 1 ». L’ancienne règle de comptage des socles multiples est supprimée. « 

    Répondre
  2. BIOT

    Bonjour, je viens de lire votre article et reste inquiet.
    Les électriciens sont « habilités » a effectuer leurs interventions dans les tableaux électrique.
    Pourquoi ?
    Parce qu’il y a un réel danger !!
    Votre tutoriel et dangereux à mon avis.
    L’utilisation d’un V.A.T, et des règles précises d’actions, comme il est précisé dans les formations habilitations et la seule méthode pour s’être placé en sécurité par rapport aux risques électrique encouru.
    Voila mon avis.
    Cdt

    Répondre

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